Souveraineté numérique
Remplacer la dépendance
aux compagnies américaines
Ce n'est pas une opinion politique, c'est une propriété technique : est-ce que votre système continue de fonctionner si un fournisseur décide le contraire? Nous construisons pour que la réponse soit oui.
Le problème, sans détour
Ce que coûte une dépendance
Une dépendance ne fait mal qu'au moment où elle se rappelle à vous. Voici les cinq moments, tous déjà arrivés à quelqu'un :
- Les conditions changent. Le fournisseur modifie ses prix, ses limites ou ses règles d'usage, et vous n'avez rien à signer : c'est déjà fait.
- Le service s'arrête. Une API fermée, un compte suspendu, un pays qui n'est plus desservi — et votre chaîne de travail s'arrête avec.
- Les données vivent ailleurs. Elles sont chez lui, sous ses sauvegardes, et une loi étrangère peut l'obliger à les remettre sans vous demander votre avis.
- La feuille de route n'est pas la vôtre. Ce dont vous avez besoin ne figure pas au plan de la prochaine version. Vous attendez.
- Le coût est variable. Un prix à l'usage ne se budgette pas : il augmente avec le volume, et c'est votre volume qui décide.
Le remplacement
Ce que nous remplaçons, par quoi
Rien d'exotique : des logiciels libres, installés chez vous, que nous savons faire tourner et tenir à jour.
La dernière ligne n'est pas une promesse : ouvrez la console de votre navigateur sur cette page, il n'y a aucune requête vers un domaine étranger.
Deux exemples
Ce n'est pas une théorie, c'est du travail fait
Droidian, sur un téléphone abandonné
Nous avons installé un système Linux complet — Debian — sur un Huawei P20 Lite de 2018 dont le fabricant ne fournit plus rien : même appareil, autre système, et personne ne décide à votre place quand les mises à jour s'arrêtent. Le téléphone reste un téléphone : il appelle, il prend le réseau, il tient dans une poche.
Ce n'est pas un projet de démonstration : c'est le système qu'on utilise.
Odysseus, l'assistant qui reste chez vous
Un harnais d'agent libre (AGPL-3.0) transformé en application de bureau native, sans navigateur embarqué : le serveur calcule, le client affiche. Les modèles qui tournent chez vous s'y branchent directement — c'est ce qui permet de comparer plusieurs modèles sur la même question, à l'aveugle, et de choisir sur pièce plutôt que sur la réputation.
La licence et la provenance restent dans le dépôt, avec le code.
Le matériel
Une carte de 2018 et 30 Go de mémoire suffisent
C'est la question qui revient toujours : « il faut forcément un serveur à 20 000 $ pour faire tourner un grand modèle? » Non. Et le raisonnement est simple.
Un modèle de grande taille n'a pas besoin de tenir dans la mémoire de la carte graphique. Ce qui tient dedans, c'est seulement la partie active au moment où elle travaille. Le reste — et c'est presque tout — peut vivre dans la mémoire système et sur le disque, et être appelé au fur et à mesure. Un modèle à experts (MoE), c'est exactement ça : à chaque étape, une petite partie des paramètres est sollicitée, pas la totalité.
Notre poste de référence : une GeForce RTX 2080 Ti — 11 Go de mémoire vidéo, une carte de 2018 — épaulée par 30 Go de mémoire système DDR4. Rien d'exotique, rien de neuf.
Ce qui compte
La mémoire de la carte n'est pas la limite du modèle. C'est la limite de ce qu'on garde à portée immédiate.
Ce qui aide vraiment
De la mémoire système en quantité — 30 Go changent tout — et un disque assez rapide pour alimenter la suite.
Ce qui en sort
Un modèle ouvert, servi chez vous, sans facture à l'usage et sans que la donnée sorte de la pièce.
Et la performance?
Sur les tâches d'un procédé — lire un document, remplir une case, écrire une requête, structurer une réponse, classer une image — un modèle ouvert servi sur du matériel modeste fait le travail qu'on demande habituellement à un service payant. Les modèles ouverts de 2026 ne sont plus des jouets : ce qui coûtait une fortune il y a deux ans tient maintenant sur une carte de 11 Go et 30 Go de mémoire système.
Ce que ça change pour une entreprise, plus que le prix : la donnée reste, le coût est fixe, et aucun fournisseur ne peut modifier les règles ou couper le service. Trois choses qu'un service en nuage ne peut pas promettre, par construction.
Ce que ça ne remplace pas, et nous le disons : un modèle frontière sur tous les sujets à la fois et sur la première tentative d'un problème jamais vu. Sur une tâche ciblée, la comparaison tient; ailleurs, il faut mesurer avant d'affirmer.
Ce que ce n'est pas
La souveraineté n'est pas de l'autarcie
Nous ne demandons à personne de tout refaire et de tout jeter. Une entreprise a le droit d'utiliser un logiciel américain qui fonctionne bien. Ce que la souveraineté ajoute, c'est la sortie : pouvoir partir avec ses données, ses règles et son procédé, le jour où le fournisseur change d'avis.
Acheter chez un fournisseur qui peut vous fermer la porte n'est pas un problème tant que la porte reste ouverte. Nous construisons pour qu'elle reste ouverte.